Actus

Communiqué

Date : 05/04/2018

Communiqué des réseaux de lieux intermédiaires et indépendants

Dans la continuité du travail réalisé depuis quatre ans (forums nationaux, charte de la coordination nationale des lieux intermédiaires et indépendants), nos différentes organisations, réseaux et syndicats du spectacle vivant et des arts plastiques, réunissant des centaines de lieux qui mêlent les arts plastiques, les arts de la rue, le théâtre, la marionnette, la musique, le cirque..., relancent leur mobilisation pour que les politiques publiques de la culture fassent toute leur place à la multitude des lieux intermédiaires et indépendants.

Nous nous félicitons de la volonté de Françoise NYSSEN, ministre de la Culture, de mettre en avant la diversité culturelle, une meilleure équité sociale et territoriale, un partage des expériences artistiques et culturelles à travers des démarches hors-cadre, pour favoriser les droits culturels. Les lieux intermédiaires et indépendants y contribuent et doivent pouvoir être pleinement pris en compte pour renouveler les politiques publiques en direction de l’ensemble des territoires.

Inquiétés par le risque de remise en cause du dispositif de soutien aux « Ateliers de Fabrication Artistique » (mis en place en 2016, reconduit en 2017 puis transféré en 2018 dans le programme démocratisation), nous avons entrepris un dialogue avec le ministère. Nous nous engageons à poursuivre cette relation avec le ministère de la culture et, plus largement avec les collectivités publiques, afin de favoriser des politiques plus adaptées aux projets et réalités des lieux.

Déterminés à faire valoir les dynamiques portées par la diversité des lieux intermédiaires et indépendants, nous appelons les acteurs et les lieux à continuer à prendre toute initiative locale et régionale visant à poursuivre le repérage de l’existant, à se coordonner et à interpeller les responsables des politiques publiques au niveau de l’Etat et des collectivités territoriales.

Les organisations signataires (membres fondateurs de la Coordination Nationale des Lieux Intermédiaires et Indépendants) : Actes If, FAMDT, FEDELIMA, Fédération nationale des arts de la rue, FRAAP, SYNAVI, THEMAA, RIF, SMA, UFISC.

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Date : 27/03/2018

Du respect de la liberté d’expression artistique et de programmation

Communiqué de la FEDELIMA et du SMA

Nantes, le 27 mars 2018

Il est important aujourd’hui de réagir à la polémique qui juge « honteux » et « indécent » le retour de Bertrand Cantat sur scène. Cette polémique montre une fois encore que l’expression artistique provoque des réactions passionnées.

À ce titre, la FEDELIMA et le SMA tiennent à affirmer leur attachement au respect des droits humains fondamentaux, dont font partie la liberté d’expression artistique autant que le respect de la dignité des personnes. Les droits humains fondamentaux sont le socle des droits culturels des personnes. C’est en référence à ces valeurs communes de notre république que les questions posées par la présence de cet artiste sur scène doivent être abordées et discutées.

Les droits culturels nous encouragent à rechercher ce qui fait dialogue entre les personnes. Ils nous conduisent à exiger que, dans cette affaire comme dans bien d’autres, les arguments raisonnés prennent la place des passions. Entre le respect impératif de la dignité de chacun et celui tout aussi impératif de la liberté d’expression, comment trouver le bon équilibre, la bonne conciliation ?

Nous demandons, puisque la tournée de cet artiste se poursuit notamment dans des lieux adhérant à la FEDELIMA et au SMA, que les conditions d’un dialogue raisonné soient acceptées par toutes les parties. Nous invitons chacun à ce titre, à se référer particulièrement au rapport de Madame Shaheed sur « la liberté d’expression artistique et de création », ainsi qu’au communiqué de l’Observatoire de la liberté de création.

Cet effort de raison est d’autant plus important à mettre en place que certains élus ont, sans dialogue argumenté, exercé une forte pression sur les lieux et les festivals ayant pris la décision de programmer le spectacle dont il est question. De telles positions, prises unilatéralement, sont par principe inacceptables au regard des droits culturels mais aussi de l’article 2 de la loi Liberté de Création, Architecture et Patrimoine selon laquelle « la diffusion de la création artistique est libre ». Elles constituent une atteinte manifeste à la liberté de création et de diffusion.

Plutôt que de craindre la polémique, les élus de la République devraient rechercher les meilleures conditions du vouloir vivre ensemble. Leur responsabilité est d’appeler les parties à exprimer leurs arguments dans des débats publics sereins et apaisés.

La raison doit nous guider dans notre liberté de faire des choix, même si d’autres ne sont pas d’accord. Alors, débattons, confrontons nos points de vue, et laissons à chacun la liberté d’aller ou non voir un spectacle, à chaque artiste la liberté de créer, à chaque acteur la liberté de programmer !

La FEDELIMA et le SMA


Date : 17/01/2018

Pour une concertation sur les politiques publiques en faveur des musiques

Communiqué inter organisations

Nantes, mercredi 17 janvier 2018

Le rapport « Rassembler la musique, pour un centre national » commandé par l’État et publié en novembre 2017, dresse le portrait d’une filière musicale opposant un secteur « marchand », qui serait financé majoritairement et directement par les publics, à un secteur « public », dont le financement ne reposerait que « nécessairement et durablement sur la subvention ».

Cette présentation fait abstraction d’un grand nombre d’acteurs de droit privé représentant des structures relevant de l’intérêt général, qu’elles soient associatives ou TPE, qui agissent dans des logiques de proximité relevant de l’utilité sociale. Ces acteurs développent des projets sur un modèle économique mixte et partagent des valeurs de défense de la diversité artistique et culturelle, de l’initiative citoyenne, et de primauté de la coopération en opposition au modèle concurrentiel dominant.

Nous, organisations, fédérations et réseaux, nous inquiétons de l’invisibilité à laquelle nous-mêmes et les structures que nous représentons serions condamnés, sans prise en compte de nos modèles économiques et politiques, dans la définition des attributions, du périmètre et de la gouvernance d’un centre national de la musique, comme dans la politique globale du ministère de la Culture.

Nous demandons donc à l’État de réaffirmer son rôle stratégique en garantissant une intervention publique juste et équitable, qui tienne compte des enjeux fondamentaux de respect des droits des personnes, d’équité sur les territoires, et de nécessaire promotion de la diversité des pratiques et des esthétiques.Cette garantie nous semble d’autant plus nécessaire que le rapport précité suggère, en complément de la création d’un « centre national de la musique », une réorganisation profonde du ministère de la Culture.

En conséquence, nous affirmons notre volonté de participer pleinement à la préfiguration de ce centre national de la musique et demandons à élargir les débats à une concertation sur les politiques publiques en faveur des musiques.


Date : 14/04/2017

Live DMA est officiellement soutenu par Europe Créative !

La FEDELIMA est fière de vous annoncer que le Live DMA, réseau européen des salles de concert et festivals, est officiellement soutenu par le programme Europe Creative ! Son projet "Live Style Europe" a été sélectionné dans le cadre de l’appel à projets destiné aux réseaux européens et va démarrer dès juin 2017, et ce jusqu’à juin 2021 !

Live DMA est un "réseau de réseaux", qui fédère des associations de salles de concert et festivals soutenant les artistes émergents et la diversité culturelle au sein du secteur européen des musiques populaires. Live DMA est composé de 17 membres (dont la FEDELIMA) localisés dans 13 pays européens, et représente actuellement plus de 2500 salles de concert et festivals.

La croissance rapide du réseau lors de ces dernières années est le signe d’une volonté d’une plus grande solidarité et d’un souhait commun de multiplier les collaborations entre pays européens. Les salles de concert et les festivals du Live DMA sont les principaux espaces où se développent aujourd’hui les talents européens. Ils connaissent cependant une situation économique fragile, entravant la capacité des équipes à mettre en avant le travail culturel et social qu’elles opèrent avec les personnes dans leurs lieux et sur leurs territoires.

Ainsi, Live DMA a défini un programme pour développer son projet "Live Style Europe". Le but de ce projet est de donner les moyens à ses membres de réagir et s’adapter aux évolutions du secteur live. Ceci, en renforçant leurs compétences et savoir-faire afin d’influer le secteur de la musique en Europe vers une plus grande responsabilité sociale et équité régionale. C’est pourquoi le programme de "Live Style Europe" a pour activités suivantes :

  • Un travail sur les données des salles européennes et la publication d’études
  • La mise en place de groupes de travail thématiques
  • Le développement et la structuration professionnels de l’écosystème des musiques populaires, particulièrement en Europe de l’Est et Europe Centrale
  • Développer la relation avec les personnes sur les territoires
  • Le développement de partenariats avec les institutions publiques
  • Organiser une campagne européenne de promotion des salles de concert indépendantes, ainsi qu’une journée européenne des salles de concert, dite "Open Club Door Day"

Pour plus d’informations, contactez Audrey Guerre, coordinatrice du Live DMA : audrey.guerre live-dma.eu


Date : 22/03/2017

Communiqué

Sortie d’Assemblée Générale et de POP MIND !

Grenoble - 14/15/16 mars 2017

La FEDELIMA a tenu son assemblée générale les 14 et 15 mars derniers à la Bobine à Grenoble.

Les adhérents de la FEDELIMA réunis, ont voté le rapport moral du Bureau Exécutif sortant, les orientations 2017/2018, le budget de la fédération, et élu un nouveau Bureau Exécutif composé de Cécile Couepel (Le Club, Rodez), Jean-Christophe Aplincourt (le 106, Rouen), Fred Jiskra (Les Zuluberlus, Colombes), Guillaume Léchevin (Le Jardin Moderne, Rennes), Jean-Marie Potier (Le Cargo, Caen), Antoine Bartau (Le Crescent - Mâcon), Arnaud Monnier (L’EMB, Sannois), Flavie Van Colen (Paloma, Nîmes), François Jolivet (Les 4 écluses, Dunkerque), Catherine Debergue (L’ARA, Roubaix), Claire Fridez (Le Moulin de Brainans, Poligny).

Les adhérents de la FEDELIMA ont souhaité, à l’issue des débats, affirmer de nouveau les valeurs qui les réunissent, et leur volonté d’ancrer leurs projets et leurs actions dans un cadre éthique de travail, respectueux de la dignité des personnes qui participent et s’inscrivent dans ces projets, qui partagent ou traversent un territoire commun.

La FEDELIMA et ses adhérents marquent leur volonté de travailler dans le respect des droits culturels des personnes, dans une prise en compte globale de l’environnement, en coopération avec l’ensemble des acteurs et citoyens des territoires. Les projets menés par les adhérents de la FEDELIMA, dans leur diversité de formes constituent autant d’endroits de citoyenneté, de débat, de confrontation des cultures, animés par des équipes professionnelles et bénévoles, œuvrant dans une logique de facilitateurs d’échanges, conscients de la nécessité de faire humanité ensemble.

Il est réaffirmé la volonté de cultiver les projets dans une économie mixte et solidaire, de participer pleinement à une réelle co-construction des politiques culturelles dans le sens de l’intérêt général, et de renforcer et développer la diversité des initiatives citoyennes, artistiques et culturelles.

Avec l’ensemble de ses adhérents, la FEDELIMA confirme la dimension politique de son projet fédéral. Dans l’espace des musiques actuelles, il s’agit toujours de porter une vision radicalement alternative aux modèles de concentration économique et décisionnelle, et de la mettre en œuvre en proposant l’exploration et l’expérimentation de méthodes fondées sur un renforcement de la démocratie, plus ouverte, plus horizontale et plus solidaire.

La FEDELIMA, co-organisatrice de POP MIND 2017, les 15 et 16 mars 2017 à la Belle Électrique à Grenoble, tient par ailleurs à remercier l’ensemble des partenaires forces de propositions et de travail sur cet événement dont le fil rouge était la solidarité. La thématique choisie a conforté les nouveaux liens qui se tissent entre les réseaux, fédérations et organisations, dans un contexte politique tendu, et nous a amené à partager sur notre volonté d’être force de propositions alternatives, et sur notre capacité politique à construire collectivement, avec l’ensemble des parties prenantes de la société.

Ainsi, les échanges ont porté sur nos engagements et nos contributions d’acteurs artistiques et culturels, pour la transformation de nos villes, de notre pays, de l’Europe et du monde, en recherchant systématiquement ce qui fait connaissance, partage et humanité.

POP MIND a accueilli cette année plus de 250 participants, européens et français, tout au long de ses 14 propositions de débats, tables rondes et ateliers, réunissant plus de 40 intervenants et intervenantes. Les 30 organisations contributrices et les 3 co-organisateurs se félicitent de la bonne tenue de cet événement, et vous proposeront très vite les actes de ces rencontres, comme base à un futur nouveau POP MIND !

Pour la FEDELIMA, le Bureau Exécutif,

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