Actus

Date : 20/03/2020

Diversité culturelle et solidarité : des mesures urgentes à mettre en œuvre !

Communiqué de la Coopération Art et Culture contre le Covid-19

Communiqué du 20 mars 2020.

Diversité culturelle et solidarité : des mesures urgentes à mettre en œuvre !

Depuis plus de 15 jours, les annulations de spectacles et de festivals se sont multipliées, les cours et formations ont été suspendus, les actions artistiques et culturelles en milieu scolaire, hospitalier, social, etc. ont été déprogrammées. Les dernières décisions prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation du Covid-19 ont encore amplifié les difficultés des structures artistiques et culturelles, déjà en proie à une grande fragilité. L’ensemble de ces mesures est nécessaire, mais leur impact est dévastateur sur ces structures fragiles et leurs équipes artistiques permanentes et intermittentes.

Les premières mesures annoncées par le ministère de la Culture dans son communiqué du 18 mars ne sont pas pour nous rassurer : elles ne mentionnent même pas ces structures qui constituent pourtant l’essentiel de la diversité du spectacle vivant, et elles annoncent des montants largement sous-dimensionnés au regard des premières remontées du terrain.

Nous demandons que soient prises des mesures urgentes à la hauteur de la situation pour les milliers d’acteur·rice·s que nous représentons :

-* L’aménagement le plus simplement et rapidement possible du système d’indemnisation chômage de l’intermittence et du régime des artistes auteur·e·s afin de sécuriser ceux.celles qui en bénéficient.

Le gouvernement, dans son communiqué du 19 mars, a entendu les demandes de "neutralisation" de la période d’interdiction de réunion et de confinement pour tou·te·s les intermittent·e·s en cours d’indemnisation, il faudra veiller à la mise en pratique de cette décision et à sa gestion par Pôle Emploi. Les salarié·e·s payé·e·s doivent ainsi pouvoir se constituer des droits sur la période. Une attention particulière devra également être apportée aux situations des salarié·e·s qui sur la période de mars à juin 2020 étaient en droit d’obtenir l’indemnisation chômage des annexes 8 et 10 pour la première fois. Par ailleurs, au-delà de la période de « neutralisation », la reprise d’activité ne pourra pas être immédiate et l’impact sur les intermittent·e·s dépassera largement la date d’arrêt du confinement.

Il faut mettre en place des décisions du même ordre pour les auteur·e·s qui vont eux aussi subir les conséquences des annulations et de l’impossibilité d’établir des contrats durant la phase d’inactivité exigée par les mesures de précaution.

-* La création d’un fonds d’intervention pour sauvegarder dans la durée le tissu d’initiatives citoyennes, à buts autres que lucratifs, qui développent des activités artistiques et culturelles et des emplois sur l’ensemble des territoires, en proximité de nos concitoyen·ne·s.

Ce sont de petites entreprises, associations, coopératives, d’utilité sociale, le plus souvent de moins de 10 salarié·e·s permanent·e·s. Si rien n’est fait au-delà des urgences immédiates, elles ne pourront se remettre de cette crise.

Pour cela, nous demandons des aides directes aux entreprises et à l’emploi. Il faudra que ces structures puissent honorer les engagements pris avec leurs auteur·e·s, leurs salarié·e·s et leurs équipes intermittentes pour les contrats de cessions des spectacles et les autres activités annulées ou reportées.

Les entreprises les plus fragiles doivent pouvoir être aidées en tenant compte du coût global de ces activités annulées, amortissements de création et frais engagés, pour tous les spectacles, expositions, émissions, actions artistiques et culturelles, etc., annulés, quels qu’en soient le lieu et les modalités (lieux artistiques dédiés et non dédiés, autoproductions, établissements scolaires, prisons, EHPAD, bibliothèques, structures sociales, etc.).

Les dispositifs d’appui du ministère de la Culture et des collectivités publiques doivent être abondés, le traitement des demandes et les procédures de versement des subventions doivent être accélérés afin de permettre aux structures de se maintenir durant cette période.

Nous demandons qu’un dispositif de référents de proximité soit mis en place pour accompagner les structures, particulièrement les très petites entreprises, qui vont manquer des compétences administratives adaptées à la complexité de leur situation : mécanismes de facilitation de trésorerie, mise en œuvre des mesures d’appui (télétravail, arrêt de travail, activité partielle, cessation de paiement, etc.).

Nous en appelons au gouvernement, au ministère de la Culture en particulier, et à l’ensemble des collectivités territoriales et de leurs groupements : nous souhaitons établir un dialogue constructif et actif dans l’élaboration des solutions.

Nous en appelons aussi à la solidarité interne au secteur, que les structures les plus importantes participent à protéger les plus fragiles.

Nous en appelons à toutes et tous pour participer à sauver la diversité artistique et culturelle constituée par ces milliers d’initiatives qui font en grande partie la richesse et le dynamisme de la vie artistique et culturelle de notre pays.

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Des ressources et informations émanant de la cellule de crise "Ressources et accompagnements" sont disponibles sur le site de l’UFISC. Cette page sera régulièrement mise à jour >> http://ufisc.org/item/357-infos-covid-19.html


Date : 19/03/2020

Communiqué de la Coopération Art et Culture contre le Covid-19

Communiqué du 19 mars 2020.

Mobilisation contre le Covid 19

Devant une situation dont l’ampleur et la gravité sont inédites, les membres de l’UFISC associés à plusieurs autres organisations, réseaux et fédérations se rassemblent pour faire face de façon solidaire et concertée.

Depuis la semaine dernière, nous nous organisons au sein d’une cellule de crise « Ressources et accompagnements » pour les structures et équipes victimes de cette crise quand elles devront affronter ses conséquences à court et moyen terme.

Alors que la mobilisation de toutes et de tous est cruciale pour endiguer l’extension de l’épidémie du COVID 19, nous appelons tous les adhérent·e·s, structures et équipes artistiques et culturelles, à s’organiser pour lutter contre l’épidémie et à appliquer les mesures de précaution définies par les pouvoirs publics.

Nous les invitons à tenir compte des principes d’intérêt général et de solidarité, qui conduisent habituellement leurs actions, pour mettre en place les modalités nécessaires à cette mobilisation, tant auprès des personnes fragiles qu’entre acteur·trice·s socio-économiques.

Nous tenons à remercier les services et les personnes mobilisé·e·s pour prendre en charge les conséquences sanitaires et sociales de cette situation et en particulier les services médicaux et médico-sociaux.

L’éco-système de la culture n’est pas un continent isolé, il ne peut fonctionner qu’en proximité et synergie avec les autres éco-systèmes. Nous défendons continuellement l’importance des services publics ou privés d’intérêt général, l’importance des communs, celle de la coopération entre acteurs, de la solidarité... autant de missions qui s’exercent en dehors des lois du marché. La crise que nous vivons ne peut que nous conforter dans nos valeurs et nos actions.

Nous savons que les acteur·trice·s du tiers secteur et du champ de l’économie sociale et solidaire seront ceux·celles qui contribueront le plus fortement au redémarrage de l’activité quand la crise sera derrière nous, par leurs capacités de résilience et d’invention de processus collectifs et coopératifs.

Nous en appelons à la solidarité interne au secteur, comme à la solidarité nationale, pour que se maintienne la diversité artistique et culturelle constituée par les milliers d’initiatives que nous représentons.

La solidarité est nécessaire et le collectif est un atout !

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Des ressources et informations émanant de la cellule de crise "Ressources et accompagnements" sont disponibles sur le site de l’UFISC. Cette page sera régulièrement mise à jour >> http://ufisc.org/item/357-infos-covid-19.html


Date : 03/03/2020

Les indicateurs clés de la FEDELIMA par types de structures !

Suite à la publication des chiffres clés FEDELIMA - données 2018 en novembre 2019, ce second volet apporte un éclairage plus précis sur la réalité des lieux et projets de musiques actuelles membres de la FEDELIMA. Ces informations permettent à la fois de mieux comparer la réalité des lieux et projets de musiques actuelles et de mieux appréhender la diversité des structures composant notre fédération.

Ce document propose en ce sens, une sélection d’indicateurs, tels la jauge de l’unité scénique principale, le nombre de dates diffusées à l’année, la hauteur de budget, le pourcentage de financements publics, le nombre de salariés permanents en ETP (Équivalent Temps Plein), le pourcentage de contrats en emplois aidés, la répartition sexuée des équipes (…) en lecture comparative selon 8 grandes entrées typologiques :

  • par types de structures
  • par types de territoires
  • par types de modes de gestion
  • par types de statuts juridiques
  • par labellisation SMAC par l’État
  • par hauteurs de budget
  • par tailles d’équipe permanente
  • par tailles de l’équipement de diffusion de concerts


Date : 24/02/2020

Découvrez la synthèse de nos rencontres dédiées aux pratiques en amateur !

Disponible en téléchargement ci-dessous !

Les pratiques dites « en amateur » recouvrent une grande diversité de formes, d’usages, de personnes et constituent en ce sens un réel enjeu de société. Toutefois, leur prise en compte est un sujet parfois peu audible dans le secteur des musiques actuelles, tant les questions de développement de projets, de soutien à la filière musicale (du point de vue le plus souvent économique et entrepreneurial) et d’insertion professionnelle monopolisent l’attention de nos réseaux et des politiques publiques nationales et territoriales.

Il est pourtant essentiel que la prise en compte de ces pratiques, sources de développement personnel et de lien social, soit considérée comme une illustration concrète du respect des droits culturels des personnes. Il est fondamental que leur dimension émancipatrice soit replacée au cœur des débats !

Qu’en est-il des réalités des pratiques « amateurs », des profils des musicien·ne·s, de leurs parcours nettement non linéaires ? Quels accompagnements possibles et projets sont à mettre en œuvre ? Comment garantir les libertés des personnes qui souhaitent s’exprimer artistiquement par la musique, sans projeter d’en faire leur métier ? Comment, à l’aune des droits culturels, revisiter la césure binaire opérée entre « pratiques en amateur / pratiques professionnelles », mesurer ce qui se joue au-delà des questions marchandes ou de lucrativité, considérer la pratique amateur en tant que telle et en appréhender la dimension émancipatrice ? Quels sont les enjeux d’une hypothétique structuration des musicien·ne·s amateurs ?

Ces journées ouvertes à toutes et à tous (organisations concernées par ces pratiques, représentant·e·s des collectivités publiques et services de l’État, musicien·ne·s, etc.) furent l’occasion d’aborder, de débattre et de travailler l’ensemble de ces questions. Elles avaient ainsi l’ambition de poser des perspectives et de formuler des propositions au regard des prochaines échéances électorales.

Un premier temps de travail en plénière a permis à la FEDELIMA de présenter résultats de son étude intitulée « Les pratiques collectives (et volontaires) en amateur dans les musiques populaires ». Cette présentation était suivie d’un échange avec les participants. Une projection du documentaire « Bande d’amateurs », du collectif RPM a ensuite été proposée aux participants, permettant également de nourrir les trois ateliers thématiques en sous-groupes qui ont suivi, intitulés :

  • Du vécu aux besoins des musicien·ne·s
  • Les parcours en amateur et l’accompagnement des pratiques à l’échelle des bassins de vie : métropolitains, départementaux, régionaux...
  • Penser la place des pratiques en amateur dans les politiques publiques (LCAP, droits culturels, contexte de création du CNM, élections municipales…)

Ces trois ateliers ont permis d’identifier un certain nombre de problématiques et d’enjeux-clés qui ont été réorganisés en trois thèmes pour la mise en œuvre d’un deuxième temps de travail en sous-groupes aboutissant aux préconisations, propositions et axes de réflexion présentés dans cette synthèse.

Nous espérons que celle-ci saura retranscrire au mieux les échanges qui ont eu lieu lors de ces deux jours.

Bonne lecture !


Date : 13/02/2020

La FEDELIMA publie une étude sur les pratiques collectives en amateur dans les musiques populaires

La FEDELIMA a le plaisir de vous annoncer la publication de l’étude « Les pratiques collectives en amateur dans les musiques populaires ».

De nombreuses études statistiques nous l’ont souvent rappelé, la musique est la première pratique artistique des Français et ce n’est pas récent ! Expression personnelle et/ou collective qui permet de se rendre acteur et non pas seulement consommateur de culture, la pratique musicale en amateur fait écho aux droits fondamentaux de l’homme : toute personne a le droit de participer à la vie culturelle.

Et ce sont bien les personnes qui pratiquent en amateur qui sont au cœur de cette étude. Mais qui sont-elles ? Cette question qui sous-tend le premier volet de cette publication tient à la volonté d’actualiser la perception de ces musiciens et musiciennes et de mieux connaître leurs parcours et leurs pratiques. Quels instruments, quels styles de musique pratiquent-ils ? À quelle fréquence ? Pourquoi ? Dans quels lieux ? Autant de questions qui ont été posées en entretiens collectifs à plus d’une centaine de personnes, en complément d’une enquête en ligne à laquelle 1 300 musiciennes et musiciens ont répondu. Ce travail de recherche a permis d’affiner les représentations des pratiques collectives et volontaires en amateurs et de rendre visibles les artistes qui s’y adonnent.