Actus

Date : 16/02/2022

Les concerts debout sont de retour !

Reprenons les bases !

LES CONCERTS DEBOUT REPRENNENT AUJOURD’HUI !

Pour l’occasion, les adhérents de la FEDELIMA et du Syndicat des Musiques Actuelles lancent une campagne de communication pour reprendre les bases et (ré)Apprendre les concerts debout !

Les organisateur·trices souhaitent rappeler aux spectateurs et spectatrices la convivialité, la joie, le partage... qui font de l’expérience d’un concert un moment unique.

Retrouvons-nous devant les #concertsdebout !

Portfolio


Date : 10/02/2022

Le passe vaccinal, impasse pour la Culture

Communiqué de presse

Le 10 février 2022

Le secteur culturel est profondément ancré dans les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité.

Notre raison d’être consiste à faire partager des émotions, à faire réfléchir, à faire échanger des personnes, de tout âge et de toute condition, rassemblées (dans une salle de concert, un théâtre, un chapiteau, dans la rue, une salle d’exposition, un musée, un cinéma, une bibliothèque…). Quand la substance même de notre action réside dans la recherche de la participation de toutes et tous à la vie culturelle, comment le gouvernement peut-il nous donner l’injonction de trier les personnes et de leur refuser l’accès à ces espaces collectifs d’émancipation ? Alors même que notre pays a plus que jamais besoin d’expression, de création et de lien social, nous sommes persuadés de l’intérêt général de la culture.

Nos organisations sont conscientes de la gravité de la pandémie et soucieuses de la protection de la population comme de celle de leurs salarié·e·s et de leurs partenaires. Nous sommes évidemment convaincu·e·s du soutien public renforcé qui doit être apporté à la santé, comme bien commun et bien public, et de la solidarité qui doit s’exercer au niveau mondial, notamment par la levée des brevets sur les vaccins.

Pour autant, nos organisations ont-elles à assumer le transfert de responsabilité des décisions prises par le Gouvernement ? Sommes-nous la 1ère ligne impliquée dans la mise en œuvre du programme visant à « emmerder les Français non vaccinés » ?

Nos organisations sont consternées de devoir contrôler le statut vaccinal de leurs équipes salariées et de leurs nombreux bénévoles. Nous sommes face à des contradictions sur le plan sanitaire. Si nous avons le devoir - et la volonté - de protéger nos collègues, une équipe devra refuser un emploi à une personne présentant une preuve qu’elle n’est pas positive au Coronavirus, alors que, dans le même temps, une personne ayant un passe vaccinal pourrait être positive et contaminer le reste de l’équipe.

Les choix artistiques, les choix de programmation sont désormais soumis à la condition d’un passe vaccinal. Nous ne devrions pas avoir à imposer une telle contrainte auprès des équipes artistiques et de tout∙e intervenant∙e avec qui nous construisons des projets. Dans le spectacle vivant, un·e seul·e artiste non vacciné·e, non remplaçable, implique l’annulation de représentations, de résidences de création, d’actions d’éducation artistique et culturelle. Les conséquences sont ainsi multiples et sévères pour l’ensemble des équipes qui risquent de perdre leurs revenus comme pour nos concitoyen·ne·s privé·e·s de spectacles.

Nous voyons des équipes artistiques exploser de l’intérieur pour des différences de statut vaccinal, au risque de briser des relations et des personnes, d’assécher notre vivier artistique, d’empêcher tant son éclosion que son développement.

Depuis novembre 2015, les établissements recevant du public (ERP) ont vu s’appliquer le plan Vigipirate, la loi sécurité globale, puis, depuis 2020, des protocoles sanitaires qui se sont enchaînés. Rien qu’en 2021, nous avons été soumis à 9 protocoles différents et les changements de règles continuent en 2022... Comment le public peut-il s’y retrouver ?

Cet enchaînement de procédures sécuritaires et sanitaires laisse des traces et risque de changer la nature et la perception de nos établissements et événements : de lieux de convivialité et de partage vers des lieux de contrôles et de contraintes...
Nos organisations sont confrontées à une crise grave et inédite qui sera lourde de conséquences à long terme. Les équipes permanentes, les artistes, les technicien∙ne∙s travaillant dans la culture sont entravé·e·s dans leur liberté fondamentale d’exercer leur profession. Les risques psychosociaux n’ont jamais été aussi prégnants dans toutes les professions de notre secteur. Nous n’avons jamais connu un tel désarroi.

À notre connaissance, dans aucun autre pays européen, les artistes, technicien∙ne∙s ou membres des équipes du secteur culturel sont empêché∙e∙s de travailler du fait de leur statut vaccinal. Le passe vaccinal est ainsi en décalage avec le passe sanitaire européen (Certificat numérique de l’Union européenne) en vigueur jusqu’au 22 juin 2022 et risque fort d’impacter plus défavorablement encore la mobilité internationale du secteur et d’abîmer un peu plus les liens qui nous unissent avec des artistes et professionnel∙le∙s culturel∙le∙s de toutes origines.

Le passe vaccinal est une impasse pour la culture. Comme un coup de grâce, il dégrade un peu plus la perception du secteur culturel par la population, fracture les individus en étant source de discorde et achève de démolir le moral des équipes qui font vivre la culture et en sont une richesse cruciale.

Nous voulons sortir de l’impasse au plus vite !
Nous demandons le retrait du passe vaccinal.


SIGNATAIRES :

CITI - Centre International pour les Théâtres Itinérants
FAMDT - Fédération des acteurs et Actrices de Musiques et Danses Traditionnelles
FEDELIMA - Fédération des Lieux de Musiques Actuelles
FEMA - Fédération musiques actuelles de Bourgogne-Franche-Comté
FEVIS - Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés
FNAR - Fédération Nationale des Arts de la Rue
FRACA-MA - Fédération régionale des acteurs culturels et associatifs - Musiques Actuelles
FUTURS COMPOSÉS - Réseau national de la création musicale
GRABUGE - Réseau des musiques actuelles du Grand Est
GRANDS FORMATS
KOLET’ - Réseau des acteurs culturels du spectacle vivant de la Réunion
OCTOPUS - Fédération des Musiques Actuelles en Occitanie
PAM - Pôle de coopération des Acteurs de la filière Musicale en Région Sud & Corse
LE POLE - Le Pôle de coopération pour les musiques actuelles en Pays de la Loire
RÉSEAU HYBRIDES - Coordination régionale des Lieux intermédiaires et indépendants en Bretagne
RIF - Réseaux des musiques actuelles en Ile-de-France
RIM - Réseau des indépendants de la musique en Nouvelle-Aquitaine
SCC - Syndicat des cirques et compagnies de création
SYNAVI - Syndicat national des arts vivants
THEMAA - Association nationale des Théâtres de Marionnettes et Arts Associés
UFISC - Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles
ZONE FRANCHE - Le réseau des Musiques du Monde

CONTACT PRESSE
Boris Colin | FEDELIMA - coordinateur des collaborations intersectorielles
boris.colin fedelima.org - 06 13 06 07 29


Date : 01/02/2022

L’impact de la pandémie de Covid-19 sur 3 250 salles de concert et clubs en Europe

Chiffres clés des années 2020 et 2021 comparés à 2019 - Traduction française du rapport publié par Live DMA

Depuis mars 2020, la plupart des 3 253 lieux de musiques actuelles et clubs représentés par Live DMA dans 16 pays européens luttent pour leur survie. En raison des diverses réglementations gouvernementales, les lieux de musiques actuelles et clubs ont dû annuler ou reporter une immense partie des événements qu’ils organisent depuis maintenant deux ans. La réouverture est lente et souvent soumise à des conditions restrictives, si bien que la plupart des établissements n’ont toujours pas retrouvé leur pleine activité.

Ce document publié par Live DMA (réseau européen de salles de concert, clubs et festivals) et traduit en français par la FEDELIMA donne un aperçu de l’impact de la pandémie sur ces lieux culturels en 2020 et 2021 en comparaison avec l’année 2019. Il présente des chiffres clés sur le nombre d’événements annulés, la baisse de fréquentation et les pertes de revenus générées par la crise. Le rapport explique également comment les salles de concert et clubs sont affectés en fonction de leur modèle économique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • Une baisse de 78% du nombre de concerts organisés en 2020 et 2021, ainsi qu’une baisse de fréquentation de 141 millions de spectateur·rices ;
  • Une baisse de 66 % des produits des salles de concert et des clubs ;

Étant donné que ces lieux font partie d’un vaste écosystème, les fermetures successives puis les reprises d’activité très lentes ont, par effet domino, des conséquences sur toute la chaîne au sein de l’industrie de la musique et plus largement du secteur culturel, que ce soit au niveau artistique, social et économique : les années 2020 et 2021 sont synonymes d’une baisse de revenus massive pour les artistes, tourneurs·euses, producteurs·rices, travailleurs·euses indépendant·e·s, prestataires, fournisseurs qui se retrouvent parfois sans emploi ou sans activité.


Date : 21/01/2022

Le secteur des musiques actuelles confronté à un contexte difficile de reprise des concerts : entre stigmatisation et déploiement du pass vaccinal

Le 20 janvier, à l’issue du Conseil de défense et du Conseil des ministres, le Premier ministre a annoncé la fin des jauges restrictives pour l’ensemble des évènements dès le 2 février prochain. Le Gouvernement a pris la décision d’autoriser dans un deuxième temps et à compter du 16 février l’organisation de concerts en configuration debout, ainsi que la reprise des consommations dans les salles de spectacles.

Après bientôt deux ans de pandémie, nos organisations se félicitent que le Gouvernement ait enfin entendu le besoin de visibilité nécessaire à l’organisation de concerts. En ce sens, nous tenons chaleureusement à remercier les milliers de signataires de la pétition « Les concerts assis, ça ne tient toujours pas debout », qui aura aussi permis de mieux mettre en lumière le fonctionnement du secteur des musiques actuelles.

En revanche, nous sommes toujours dans l’incompréhension la plus grande quant à la décision de poursuivre l’interdiction des concerts debout au-delà du 23 janvier. Cette décision est stigmatisante, arbitraire et infondée scientifiquement : aucune étude n’a à ce jour prouvé une circulation accrue du virus lors des configurations debout. Au contraire, plusieurs ont même confirmé l’inverse.

En outre, tant que l’impossibilité de travailler demeure, nous attendons du Gouvernement, tel qu’il s’y est encore engagé hier, qu’il prenne en charge les coûts inhérents, que ce soit via l’activité partielle ou via la prise en charge des coûts fixes et cela pour l’ensemble des entreprises concernées, quelle que soit leur forme juridique. Nous en attendons aujourd’hui l’assurance.

Dès aujourd’hui, l’ensemble des professionnels des musiques actuelles ont à cœur d’encourager le public à revenir dans les lieux et les festivals. La tâche est grande, tant la fermeture a été longue depuis le début de la crise, mais les équipes se mobiliseront pour relever le défi.

À cet égard, l’annonce de la mise en place du pass vaccinal dès lundi 24 janvier va notoirement compliquer la tâche. Comme dans l’ensemble de la société, le sujet fait débat.
Nos organisations ont-elles à assumer le transfert de responsabilité des décisions prises par le Gouvernement ?
Nous, employeurs, sommes écœurés de devoir briser le secret médical auprès de nos salariés.
Nous, programmateurs, sommes bouleversés de devoir introduire la condition d’un pass vaccinal dans le choix d’un projet artistique.
Nous, producteurs, sommes dévastés de voir des équipes artistiques exploser de l’intérieur pour des différences de statut vaccinal.
Nous, organisateurs, sommes choqués et meurtris de sérier les citoyens aux portes de nos évènements et établissements.

Plus il y aura de barrières à l’entrée des lieux culturels, plus les publics auront du mal à retrouver le chemin des concerts et des activités culturelles. Nous appelons donc à ce que le pass vaccinal soit très strictement encadré dans son déploiement et sa durée. Nous refusons qu’il s’ajoute durablement à toute la série des contrôles déjà en vigueur dans les lieux culturels. De surcroît, nous posons comme une évidence que tant qu’il sera en vigueur, il ne devra en aucun cas être doublé de la présentation d’un test négatif.

Le Gouvernement a été aux côtés du secteur culturel d’un point de vue financier depuis le début de cette crise : nous attendons désormais de lui qu’il encourage activement le retour des citoyens et citoyennes dans les salles de concert dès le 16 février prochain.

FEDELIMA - Fédération des lieux de musiques actuelles
SMA - Syndicat des musiques actuelles


Date : 06/01/2022

#9 Previously on FEDELIMA

Entre Vendôme et Orléans, une cabine de curiosités musicales

2022 rime avec le retour de Previously on FEDELIMA : une série d’articles pour valoriser les pratiques atypiques, événements hors du commun et autres projets singuliers menés au sein de notre fédération !

Il y a quelques semaines, nous nous rendions à Thoré-la-Rochette pour rencontrer les équipes de l’Astrolabe et de Figures Libres, afin de discuter du projet Western Electric 3.0 : une drôle de cabine téléphonique au cœur d’un projet de résidence artistique... et bien plus encore !

Cette rencontre a fait l’objet d’un article dont nous vous proposons la lecture ci-dessous !