Actus

Date : 19/11/2021

Hommage à Françoise Dupas

Ce mercredi 17 novembre, nous avons appris avec une immense tristesse le décès de Françoise Dupas. Elle se battait depuis bientôt deux ans avec acharnement contre la maladie qui a malheureusement et finalement eu raison d’elle…

Nous tenons à lui rendre hommage pour tout ce qu’elle nous a apporté, ainsi qu’au secteur des musiques actuelles et du jazz pendant toutes ces années.

En effet, Françoise a d’abord été la première salariée de la naissante Fédurok. Aux côtés de Didier Veillault, président-fondateur, elle a contribué à installer la fédération, en réunissant les salles de concert et cafés-concerts de l’époque, devenus SMAC pour une bonne partie depuis.

A 30 ans, Françoise a rejoint le Grand Mix en 2001 pour remettre l’équipement sur pied. Elle a alors quitté Nantes pour Tourcoing et a contribué à faire de la salle de concerts ce qu’elle est devenue aujourd’hui : un lieu de référence pour la métropole lilloise et nationalement.

Comme Françoise en rigolait, elle a ensuite quitté le « grand » pour le « petit », en l’occurrence le Grand Mix pour le Petit Faucheux à Tours en 2008. Elle a parallèlement pris la présidence de la Fédération des Scènes de Jazz et y a insufflé une dynamique jusqu’à ce que celle-ci se regroupe finalement avec les salles de la Fédurok pour créer la FEDELIMA en 2013.

Elle s’est également fortement impliquée à l’échelle territoriale en présidant le Raoul, ou encore en tant que membre de la Fraca-Ma, réseaux régionaux de musiques actuelles.

Françoise était aussi très investie au sein du SMA dont elle assurait la vice-présidence depuis 2018. Elle a beaucoup contribué à développer le syndicat, en élargissant sa composition aux différents types de structures qui le composent désormais. Elle a aussi travaillé à ce que la dotation des SMAC par l’État soit revalorisée et cela avec succès.
Françoise était en outre très impliquée au sein du CNV, puis du CNM, où elle siégeait d’ailleurs encore.

Françoise était par ailleurs membre de la Fédération AJC ; sa disparition laissera dans le monde du jazz un grand manque tant son investissement était fort et passionné.

Au-delà de son implication si précieuse dans nos organisations, pour le développement et la reconnaissance de toutes nos musiques, Françoise était une activiste : elle a créé avec son frère Jean-Michel et les jeunes de Saffré le festival du Champ du Rock, elle a été aussi la première présidente de l’association Songo (à l’époque de L’Olympic, avant Stereolux), avant de travailler quelques temps à Olympic SARL, qui est devenue Auguri. Elle a également créé le label Quark avec Edward.

Françoise va terriblement nous manquer.

Elle était extrêmement investie, toujours force de proposition, pertinente, déterminée.
Sans le vouloir particulièrement, elle a servi de modèle, de source d’inspiration pour d’innombrables professionnel·les. Dans ce secteur particulièrement masculin, elle a été un exemple pour de nombreuses femmes désireuses de suivre son parcours.

Nous avons eu un immense bonheur à travailler avec elle tant elle était humaine, chaleureuse, lumineuse et soucieuse des autres.
Son implacable investissement au sein de nos structures faisait d’elle l’une des plus ardentes défenseures d’un service public de la culture fort, ouvert et curieux.

Nous nous attacherons à poursuivre les combats que nous avons commencés avec elle et à les mener à bien.

Nous adressons à sa famille et à ses proches toutes nos pensées…

AJC, la FEDELIMA et le SMA.


Date : 10/11/2021

Rendez-vous à l’Assemblée générale de la FEDELIMA

Jeudi 2 décembre 2021 à l’Antipode à Rennes

L’Antipode nous fait le plaisir d’accueillir la prochaine Assemblée générale de la FEDELIMA jeudi 2 décembre 2021 à Rennes (accueil dès 9h30).

L’Assemblée générale est un temps fort de la vie fédérale qui permet de nous retrouver chaque année, de partager le bilan des projets et chantiers menés et de débattre des orientations et des perspectives de la fédération. L’assemblée générale sera également l’occasion de (ré)élire de nouveaux membres du Bureau exécutif actuel.

ÉLECTION DU BUREAU EXÉCUTIF : APPEL À CANDIDATURES

La prochaine assemblée générale est élective. Nous procéderons donc à l’élection de nouveaux membres au sein du Bureau exécutif (BE) de la FEDELIMA composé aujourd’hui de 15 administrateurs·rice·s. 7 membres du BE arrivent au terme de leurs mandats de 2 ans. Parmi eux·elles, Fred Jiskra (Zuluberlus) est arrivé au maximum des trois mandats consécutifs possibles au sein du BE et ne pourra plus se représenter, conformément aux statuts de l’association (articles 8, 9, 10, 11, et 12 des statuts de la fédération). Laëtitia Perrot (La Nef) a quant à elle décider de ne pas se présenter pour le renouvellement de son mandat, mais continuera de suivre de près les groupes de travail auxquels elle participe. Nous en profitons pour les remercier chaleureusement pour leur engagement précieux ces dernières années.

Si vous souhaitez candidater au Bureau exécutif, n’hésitez pas à contacter Cécile Verschaeve ou à remplir le formulaire ci-dessous.


Date : 09/11/2021

Participez aux Rencontres & Débats des Trans Musicales !

Depuis 2008, Rencontres & Débats sont imaginés comme un espace de réflexion, de regards croisés, d’échanges, de débats sur les problématiques actuelles rencontrées par le secteur culturel et touchant, plus largement, l’ensemble de notre société. Cette 13ème édition de Rencontres & Débats aura lieu comme chaque année durant les Rencontres Trans Musicales de Rennes.

La FEDELIMA a été associée, avec plusieurs autres organisations partenaires, à la construction et aux propositions de cette édition 2021. Nous vous invitons ainsi à la table ronde "Les musiques actuelles sont-elles réellement des espaces de diversité(s) ?" qui aura lieu vendredi 3 décembre de 10h30 à 13h00 à l’auditorium de la maison des associations à Rennes.

+ Plus d’information sur la table ronde organisée par la FEDELIMA
+ Découvrez le programme intégral des Rencontres & Débats


Date : 01/10/2021

La FEDELIMA accueille deux nouveaux adhérents !

La FEDELIMA est fière d’accueillir deux nouvelles structures au sein de la fédération : le Makeda (Marseille) et Le Coquelicot (Fougères).

Le Makeda (ancien Poste à Galène) est un lieu dédié aux musiques actuelles/amplifiées à Marseille ayant pour maîtres mots la diversité et la qualité artistique, la parité, l’ouverture culturelle, le décloisonnement des publics et le désenclavement du territoire. C’est l’association Orizon Sud, créée en 2008, qui porte aujourd’hui le projet culturel du Makeda autour de 3 pôles :
- la diffusion avec un projet artistique fédérateur par la richesse, la diversité, la qualité de ses propositions et l’exigence des choix qu’elle défend
- l’accompagnement artistique via le développement et la structuration d’artistes, (conseils, formation, soutien à la création)
- l’action culturelle avec des actions au Makeda et des actions spécifiques sur le territoire pour permettre la venue des populations isolées dans le centre-ville de Marseille.

Orizon Sud en a fait un lieu convivial, bienveillant, citoyen, populaire, paritaire et accessible !

L’association Le Jazz et La Java a été créée en 1996, afin d’apporter une structure associative au café-concert Le Coquelicot (inscrit dans le panorama fougerais depuis 1979) et soutenir le développement de ses activités musicales. S’affirmant comme un « espace de curiosité et de découverte musicale », Le Coquelicot est, pour les artistes et les publics, un lieu de référence dans le domaine des musiques actuelles, privilégiant la scène émergente tout laissant de la place au jazz, la chanson, ainsi qu’aux musiques traditionnelles et improvisées. L’association Le Jazz et La Java s’est développée et son projet s’est largement ouvert au territoire du Pays de Fougères, combinant la programmation d’environ 60 à 80 concerts par saison, des résidences artistiques et des actions culturelles, mises en œuvre avec un large réseau de partenaires.

La FEDELIMA souhaite un accueil chaleureux aux personnes qui animent ces deux beaux projets !


Date : 23/07/2021

Déploiement du pass sanitaire : le Gouvernement ne doit pas transférer sa responsabilité aux employeurs des musiques actuelles

Communiqué de presse du SMA et de la FEDELIMA

Dès l’annonce de la mise en place du pass sanitaire, le 29 avril dernier, nos organisations, représentant les festivals et salles de musiques actuelles, ont exprimé leur incompréhension, face à une mesure qui n’avait pas été mise en débat lors des réunions de concertation, et leurs réserves, quant aux conséquences d’un dispositif qui posait de nombreux problèmes, tant déontologiques que juridiques, tant logistiques qu’économiques.
L’abaissement de la jauge « d’exigibilité » du pass sanitaire de 1 000 à 50 personnes le 12 juillet, avec une mise en application 10 jours plus tard, n’a fait que renforcer ce sentiment, le transformant souvent en colère, de la part d’organisateur·trice·s professionnel·le·s qui avaient adapté leur événement et qui ont ainsi vu leurs efforts réduits à néant.

En tant que professionnel·le·s des musiques actuelles, il ne nous appartient évidemment pas de juger de la stratégie sanitaire du Gouvernement.

Néanmoins, nous estimons avoir toute légitimité à nous exprimer sur la responsabilité que ce projet de loi souhaite faire peser sur les employeurs que nous sommes.
En effet, de quel droit devrions-nous juger les choix des salarié·e·s : permanent·e·s, intermittent·e·s, artistes, technicien·ne·s, mais aussi possiblement des bénévoles avec lesquel·le·s nous travaillons quotidiennement ? Et plus grave, pourquoi devrait-il être de notre ressort de sanctionner parmi ces personnes celles qui refuseraient de se soumettre à ce pass sanitaire, qui deviendra vite un pass vaccinal, dès lors que les tests seraient rendus payants à compter de l’automne ?

Nous dénonçons, encore une fois, l’absence de concertation avec notre secteur nous mettant au pied du mur pour assumer ces obligations, lourdes d’un point de vue logistique et posant de nombreuses questions éthiques.
Nous pointons aussi l’iniquité de traitement avec d’autres secteurs d’activité qui ont pu bénéficier d’un laps de temps supplémentaire pour s’y conformer, ou d’un énième passe-droit.
Nous souhaitons également souligner le coût de la mise en place de ces mesures qui induisent un contrôle nouveau et donc des personnels et une logistique supplémentaire pour les ERP.
Enfin, nous redisons que la mise en place du pass sanitaire a un effet conséquent sur la fréquentation des concerts et festivals que nous proposons. En effet, les personnes semblent refuser une énième contrainte après ces 16 mois de pandémie et, puisque la grande majorité d’entre elles n’a pas encore reçu ses deux doses de vaccin, elles refusent de se soumettre à des tests nasopharyngés. De ce fait, la fréquentation de nos évènements est en baisse drastique, en aucun cas nous ne pouvons parler de réelle reprise.

Par conséquent, nous demandons à ce que l’Etat vérifie lui-même le parcours sanitaire des professionnel·le·s et publics concerné·e·s par le pass sanitaire.
Nous demandons aussi à ce que, dès lors que le pass sanitaire est exigé, les jauges intérieures comme extérieures puissent repasser à 100%.
Nous demandons encore à ce que les effets causés par ce déploiement soient intégralement pris en charge financièrement.
Nous demandons à ce que le gouvernement mette en place un plan de communication adapté auprès du grand public, pour que la pédagogie de cette mesure ne soit pas assurée par les organisateur·trice·s de spectacle.
Nous demandons à ce que le pass sanitaire relève d’une obligation de moyens et non de résultat.
Enfin, comme l’a laissé entendre le Premier ministre lors de son allocution de mercredi concernant les hôtels, cafés et restaurants, nous demandons que le contrôle de l’identité des publics reste de la responsabilité des personnes assermentées et ne soit pas reporté sur nos personnels ou nos prestataires.

Notre objectif commun doit bien sûr être de sortir durablement de cette pandémie, mais nous refusons que le Gouvernement transfère la responsabilité d’une obligation vaccinale masquée sur les entreprises que nous représentons.